Blog qu'il a été fait pas si moche exprès pour les copains qui partent à l'étranger. Si t'es pas un copain, ben ce blog tu t'en fous.
Lille, notre mère a tous, la ville qui nous a recueilli, jeunots de 18-19 ans et nous a vu grandir, nous a nourri de ses bières savoureuses, de ses grasses frites, de ses fromages de caractère… Pour voir se disperser quelques années plus tard la plupart d’entre nous aux quatre coins de la France et du monde.
Pour atténuer la peine qui vous touche peut-être de temps à autres, au cri d’un maraîcher qui n’est pas celui du marché de Wazemmes, à la Goudale qu’on sert contre son cœur, chinée dans l’épicerie, au sourire de cet épicier qui n’égale pas la bonhommie de Saïd,… nous avons décidé de vous dépeindre Lille sans vous.
Oui, mes amis ! Lille sans vous ! Quel désespoir !
Rappelons les derniers évènements : alors que le Nico s’en allait gaiement vers des contrées plus chaudes, l’horrible Pierre M. a, à la suite d’un coup d’Etat (mais à l’échelle municipale, entendons nous bien) a pris le pouvoir sur la ville pour en faire un paradis artificiel digne du nouvel étudiant de Scpo. Accompagné d’une féroce équipe de managers, il a transformé notre chère patrie. Plus rien ne sera jamais comme avant.
Lille est désormais une global city où la ségrégation règne en maître.
Alors que le Vieux Lille s’est couvert de barbelés, protégeant les derniers contribuables de l’ISF, Wazemmes a achevé sa mutation boboisante. Lille Sud et Moulins ont été séparés du reste de la Ville par un haut mur de béton. La résistance s’est organisée Courée Cacan.
La rue Jules Guesde, n’ayant pu être soumise au nouveau dictat wazemmois, est devenu un no man’s land accueillant les derniers marginaux. Le cheval blanc a été déplacé au zoo de la citadelle.
Les serveurs du poste, ne s’étant pas remis de l’abandon de leur cliente préférée (suivez notre regard) ont préféré vendre pour laisser place à un salon de thé, fermant ses portes à 18h30. Said lui-même a fait ses valises : la petite épicerie de nuit, remplacée par une chaîne de supermarché bio. Enfin, une politique drastique de réduction de la consommation de bière a achevé la mortification de la ville et a marqué le début de l’exode des étudiants lillois.
La ville est maintenant propre et déserte.
Et nous souffrons, comme elle, de vous avoir perdus.
Bon, on déconne mais revenez vite quand même !