Praha, 21h, 18-09-2009.
Ou plutôt en Bohême.. Mais ne tergiversons pas davantage. Tout commença ce matin lorsque je pris l’avion depuis Beauvais (où se trouve une très impressionnante cathédrale soit dit en passant) à bord d’une compagnie polono-hongroise aux couleurs violettes (si si ça existe). Quelle ne fut pas notre surprise lorsque mes comparses de voyage et moi-même nous retrouvâmes devant un Airbus A320, réputés depuis cet été pour leurs « malencontreux accidents ». En dépit de cela, notre voyage se déroula à merveille. Je dois avouer que c’était la première fois que je prenais l‘avion et franchement ça vaut le coup, rien que pour voir le stewart chorégraphier les issues de secours d’une manière que n’aurait pas renié les Village People eux-mêmes. Après la voiture et l’avion, je monte à bord d’un bus dont le conducteur fut évidemment à cours de monnaie, puis le métro et enfin le tramway. Après cet épisode riche en transports en commun, j’atterris finalement devant ma cité U, Kolej Hostivar. Mais une ultime épreuve m’attendait : 8 étages à pied avec mes 20 kilos de chargement. Ce qui m’amène à présenter :
Le match France - Rép. Tchèque : 1er round : Les hôtesses à l’aéroport.
A mon premier passage, 20 kilos de bagage, la très jolie hôtesse tchèque me prévient que c’est 15€ par kg excédentaire et me renvoie « refaire » ma valise pour le bien de mon portefeuille. Je reviens un peu bredouille de ma manip’ devant une hôtesse française cette fois-ci qui ne dit mot de mes 5kg de trop.
La France mène par 1-0.
Mais bref, me voici donc enfin dans ma piaule où je rencontre immédiatement deux voisines, Lucia et Jane (quelque chose comme ça), respectivement munichoise et d’une petite ville sise près de Waterloo (« Waterzoï morne plat »), toutes deux francophones. Je découvre dans la foulée que je vais partager ma chambre avec un rital. J’en veux pour preuve un dico inglese-italiano mais surtout un sac plastique Il regno del Tiramisu ou quelque chose comme ça. Ca ne parlera pas à grand monde mais cette chambre me rappelle énormément celle de l’institution pour aveugles de Krakow (j’en ai vécu de ces trucs quand j’y pense). J’écoute alors un peu de musique pour me remettre de toutes ces émotions et j’avoue avoir écouté quelques petits classiques relatifs à mon passé proche : Stupeflip, Black Lips, Blues Brothers & Johnny Cash… Sur ces entrefaites je décide d’un pas décidé d’aller faire un tour en ville, proposition qui n’eut pas l’approbation de mes nouvelles voisines. Déjà casanières ? Mon dieu !
Me voilà donc parti pour 30 minutes de tramway typiquement Europe de l’Est pour mon plus grand bonheur. Toujours d’un pas sûr et aguerri, je décide de me rendre dans un endroit touristique au possible pour y prendre ma première pivo : une petite terrasse au bord de la Vltava et du Pont Charles (voir ci-contre). J’entr

evois dès cet instant mes futures difficultés à m’exprimer dans la langue de Kundera (pour la minute culturelle : Kafka est un écrivain de langue allemande) mais ma pinte de Gambrinus m’est servie. Bon c’était assez cher (2€30 environ), surtout que j’ai laissé 1,6€ de pourboire (j’ai encore du mal avec cette monnaie qui ne vaut pas grand chose, mais pas tant que ça non plus !). Me voilà maintenant parti en quête d’un de nos valeureux Kebabs mais quel ne fut pas mon désespoir de ne point en trouver un seul et de devoir me rabattre sur McDo. Non sans avoir découvert une pizzeria Corto (Don Salvi, je vous communique immédiatement l’adresse : Havelska) ! Mais bref sachez que la nuit tombe vite (à 19h30 c’est torché).
Je suis donc rentré il y a une petite demi-heure ce qui m’a permis de faire la connaissance de Dario, mon nouveau coloc’ du Mezzogiorno et étudiant en.. économie. Bah ouais quand même ! Qui, je tiens également à vous en informer était en train de boire du Red Bull, voilà.
Je tiens à signaler à mon auditoire que j’ai actuellement un pistolet braqué sur la tempe et je crains pour ma séc... euh pardon non je voulais juste signaler que les Tchèques ne sont pas très portés par les couvre-chefs.. Je me sentais un peu seul mais je résisterai face à ces tribus slaves ignares du chapeau ! J’ajouterais pour finir que mes travers lubriques n’ont été que peu satisfaits par la beauté légendaire des TchèquEs.
Mais comme tout ceci est bien futile n’est-ce pas ? Alors comme on dit en Bohême et en Moravie : Nashledanou ! Vous me manquez tous et je reste persuadé que ça aurait été tellement cool d’être tout ensemble quelque part à l’étranger…
Dans un prochain numéro : ma quête d’un logement plus sympathique, plus proche de la ville et où je puisse finalement me sentir chez moi voire faire de la cuisine ! Parce que faut voir à quoi ça ressemble ici : un vague réduit plutôt crade avec deux trucs qui devaient à une époque être des plaques électriques et deux frigos logés on ne sait trop pourquoi dans le couloir. Ah et j’entrevois d’ici les soirées Erasmus qui ne démériterait pas de nos chères soirées BDE-BDS… Ô tristesse.
Encore une fois, au revoir mes « fidèles fidèles » (cette expression me donne un sentiment étrange de déjà-vu. Mais pourquoi ?).
PS : N’ayant plus internet (la magie du wifi en cité U à Prague) je ne sais pas sous quels délais sera postée cette prose.
PS2 (rien à voir avec un quelconque objet consumérisme nippon) : Il fait beau !
PS3 : je compte toujours mettre à profit ce séjour tchèque pour faire le tour de la région, que ce soit l’Allemagne, la Slovaquie, Cracovie, Vienne, Budapest… Alors avis aux amateurs ! (ok c’est pas une demande très rationnelle mais tant pis).