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Blog qu'il a été fait pas si moche exprès pour les copains qui partent à l'étranger. Si t'es pas un copain, ben ce blog tu t'en fous.

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Considérations touristiques (?)

Confortablement installé à mon balcon avec du raï en fond sonore, sirotant un arak, j’entends le muezzin qui appelle à la prière... Il est temps, me dis-je, de se livrer à un nouveau récit de ma découverte du Liban.

Comme je vous entends tous hurler « Théo ! Sors de ce corps ! », je change mon introduction.

 

Campus des lettres et sciences humaines, samedi, 16h30.

Je suis seul, sans projet défini pour le week-end. Une demi-heure plus tard, à bord d’un van Wolkswagen qui fait office de bus, nous partons avec Morgane et Mathieu pour Saïda, à 30km au sud de Beyrouth.

 

 

 

[Au passage, regardez bien cette photo : vous distinguez une tribune. Cette tribune est celle du stade Camille Chamoune, qui a accueilli la superbe cérémonie d’ouverture des jeux de la francophonie ! Eh oui, le Liban a accueilli ces dernières semaines les jeux de la francophonie. Il y a avait même Julien Lepers pour faire des animations « Questions pour un Champion ».]

 

 

Pourquoi Saïda ? Simplement parce que Morgane a décidé de s’inviter chez sa tante qui y habite. Il ne faut pas s’interroger sur l’hospitalité libanaise : il va de soi que nous pouvons l’accompagner et y passer la nuit. D’ailleurs, maintenant que nous sommes venus une fois, il est tout aussi évident que nous pouvons revenir sans elle. Nous sommes accueillis avec un verre de café turc, puis la nouvelle (bonne à mon goût) tombe : nous allons mettre la main à la pâte pour préparer « notre » repas, le repas familial ayant précédé notre arrivée. Nous nous retrouvons donc avec Hussein, dans sa boulangerie qui en fait est une pièce de l’appartement, à pétrir, rouler, étirer la pâte, à garnir avec du zaatar (mélange de thym et d’huile d’olive) ou de la sauce tomate et du jebneh (fromage). Inutile de vous dire que les grands enfants que nous sommes se prennent assez vite au jeu du cousin Hussein, sympathique colosse qui nous montre comment découper un manaïche (c’est le nom de cette pizza) en quelques secondes alors que nous y mettons bien une minute. Les quantités produites pourraient nourrir une quinzaine de personnes, or nous ne sommes que trois. Jusqu’au bout, nous serons encouragés à manger. Le reste survivra également au petit déjeuner du lendemain. C’est vous dire.

En soirée, Saïda est très sympathique pour sa promenade le long de la mer, quand les gens s’installent sur le trottoir pour fumer le narguilé et que les déchets qui jonchent la plage ne sont pas trop visibles.

En journée, les souks vous permettront de vous refaire une garde-robe (ou un garde-manger, ou beaucoup de chose encore) à moindres frais. Ils gardent ce caractère envoûtant qui nous fascine tant, par la variété des bruits, des odeurs et des couleurs qu’ils charrient allègrement à nos sens aux aguets.

 

 

Peu enclin à poursuivre cet élan lyrique, je me contente d’un caleçon de bain qui restera à 10 000 livres (5€) malgré d’âpres tractations commerciales qui font partie de ce que l’on appelle vulgairement « se faire pigeonner ». Mais je vous entends dire : « tu es stupide, la plage est sale ». Qu’à cela ne tienne, après un petit passage touristique (imaginez que la photo suivante est un plafond dans une maison de style 18ème siècle ottoman : maintenant imaginez un cèdre et les propriétés de son bois pour la menuiserie et vous serez, j’espère, aussi ému que moi), nous partons pour Tyr et ses plages.

 

 

A nouveau nous bondissons dans un minibus qui était, comme toujours, prêt à partir (pour 1000 livres le trajet, une desserte plus fréquente que le TER) bien qu’il soit vide. Deux postes de garde militaire franchis sans encombre nous rappellent que Tyr est à moins de 20kms d’Israël (parfois, les cartes locales mentionnent « Palestine »). Un autre élément paysager peut également mettre la puce à l’oreille : la présence de portraits d’Hassan Nasrallah (leader du Hezbollah) sur les côtés de la route.

Arrivé à Tyr, nous profiterons d’une eau à la température fort agréable mais aussi très salée, dans un cadre nettement plus propre que celui de Saïda. Au passage, les Libanais qui ont un minimum de moyens optent pour des plages privées, qui ne sont parfois que des piscines (c’est aussi une question de standing, donc c’est important). Cette baignade me rappelle que je m’étais trempé jusqu’aux genoux dans la Mer du Nord l’année dernière à cette époque. Quel lointain souvenir. Il paraît que l’hiver arrivera fin novembre.

Pour clarifier la situation, installés à la terrasse d’un petit restaurant où nous dégustons chich taouk (morceaux de poulets grillés) et hommos (purée de pois chiches à l’huile de sésame) pour l’équivalent de quelques euros, nous avons clairement l’impression d’être en vacances. Abusons-nous ? Je crois que oui, quand après avoir re-piqué une tête et fini par une promenade le long de la côté, nous sacrifions au rituel ô combien touristique de la glace. Mais au milieu de cet hédonisme éhonté, n’oublions pas que quelques millénaires d’histoire nous contemplent. Tyr  (ou Sour en arabe), ancienne cité phénycienne, a gardé des traces de la puissance romaine.

 

 

Rassurez-vous, je ne me contenterai pas de cette piètre photo pour résumer la richesse archéologique et historique du Liban : d’autres expéditions sont prévues, notamment à Byblos, Baalbeck ou dans la vallée sainte de la Kadisha.

En attendant, je suis rentré chez moi, non sans avoir connu quelques dernières émotions sur la route, où la conduite très sportive de notre conducteur de bus (en gros, il roule à 130, double tout le monde et en cas de bouchons, n’hésite pas à emprunter la voie des voitures qui arrivent de face) nous ferait presque oublier la portée philosophique de nos discussion sur le monde universitaire, l’humanitaire, le sport et la vie professionnelle (cette brève énumération a pour but de vous faire croire que nous ne pensons pas qu’à la nourriture).

 

Chez moi, dimanche, 21h.

 

Si vous n’y prenez pas garde, Beyrouth peut vous réserver d’étranges week-ends.

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N
<br /> Oh ben pas la peine d'aller jusqu'en Australie pour les croissants au chocolat,on en trouve en Lorraine dans presque toutes les boulangeries. Haha ! Emile devrait pouvoir confirmer. D'ailleurs je<br /> l'envie surtout pour ses taouk, hommous et tout le toutim. Les vieilles pierres ca se mange pas...<br /> <br /> <br />
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L
<br /> le saviez vous en Australie les paints au chocolat ne s appellent pas pain au chocolat mais croissant au chocolat ou chocolat croissant pour les plus anglophones d entre vous<br /> <br /> <br />
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L
<br /> le saviez vous en Australie vous voyez la lune à l envers. C 'est incroyable nan quand elle est en croissant le croissant est à l envers.<br /> <br /> <br />
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T
<br /> ouais, ben il la ramène l'ami Emile mais il a toujours pas vu d'ours lui! ni de baleine d'ailleurs! alors, les vestiges archéologiques immémoriaux, ça impressionne personne ici!!<br /> <br /> et puis je l'aimais bien ton début d'introduction moi...<br /> <br /> <br />
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D
<br /> J'ai beau m'amuser en bohême, je t'envie énormément mon cher... Partir au Liban c'est quand même autre chose !<br /> <br /> <br />
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