Blog qu'il a été fait pas si moche exprès pour les copains qui partent à l'étranger. Si t'es pas un copain, ben ce blog tu t'en fous.
La librairie Actes Sud
Bonjour les copains.
Je prends enfin ma plume (ma plume informatique) pour vous écrire. Je suis à Arles depuis une semaine maintenant et c’est seulement aujourd’hui, dimanche, que je trouve le temps et que je prends le temps de me poser et de vous raconter.
Commençons par Arles.
Le Rhône
La Place du Forum
Espace Van Gogh
Petite bourgade de Provence, j’ai tout de suite été sous le charme. La lumière d’une part est exceptionnelle. Le ciel est d’un bleu azur sans faille. Le soleil, lumineux, parvient parfois à contrecarrer le Mistral, ce vent terrible qui siffle dans les oreilles et qui glace de l’intérieur, littéralement. J’aime me balader dans les ruelles étroites, lever la tête et voir le linge qui sèche aux fenêtres, croiser seulement deux personnes alors que l’on est samedi après-midi, et qu’il fait beau. J’aime le Rhône qui traverse la ville. J’aime moins la balade le long du Rhône que l’on appelle la promenade des merdes de chien, et qui se transforme souvent en parcours du combattant pour éviter les crottes. Arles en février c’est calme, parfois un peu trop. Hier, samedi soir, je suis sortie avec mes colocataires vers 22h, à la recherche d’un bar sympa ou d’un bar à vin. Nous étions de retour à l’appartement quarante-cinq minutes plus tard, bredouille. Les deux bars animés de la ville étaient plein ou bien occupés par les adolescents arlésiens, jeunes gens à qui l’on ne peut absolument rien reprocher mis à part le fait qu’ils aient seize ans…Bref, la soirée s’est terminée chez nous, autour d’un verre de vin, ce qui n’était pas plus mal finalement.
En parlant de l’appartement. Il faut que je vous le décrive. J’ai tenté de prendre des photos mais je ne suis pas sûre que ça rende vraiment. Il est situé à deux pas des locaux d’Actes Sud, à deux pas ça veut dire à une minute à pieds. Ce qui fait que le matin, pour être à 9h à mon bureau, je sors de chez moi à 8h58. Oui, ça a ses avantages. Et le soir, quand je finis à 18h, je suis de retour à 18h02. Rythme de vie assez tranquille, je mange à l’appart le midi et je ne perds pas de temps dans les transports. C’est ça la province !... (sic)
L’appart en lui-même est assez fou. D’une superficie de 200 mètres carré, c’est un ancien bâtiment religieux, quelque chose comme un couvent ou une abbaye. Autant dire que ça a énormément de charme. Des poutres en bois dans chaque pièce et chaque pièce d’une hauteur gigantesque. Le seul inconvénient c’est la difficulté à chauffer partout. Du coup, la cuisine, où l’on passe finalement le plus de temps, à parler, boire, fumer et manger, est la pièce la moins chauffée.
Je vis donc avec quatre filles, toutes stagiaires chez Actes Sud aussi, mais chacune dans un service différent : droits étrangers, manuscrit, littérature traduite…
Ruelle qui mène à l'appartement

C’est étrange car j’ai seulement deux ans de moins qu’elles en général, mais elles sont pratiquement toutes en fin d’études et projettent de chercher du travail à la fin de leur stage. Alors que moi, je découvre à peine ce qui m’intéresse vraiment dans la vie, l’édition, et je commence tout juste à me dire que, oui, peut-être je pourrais en faire quelque chose, après sciences po.
Vue des balcons et terrasses de l'appart
La cuisine 1
La cuisine 2
Pièce inoccupée parmi d'autres
Et, grâce à cette sublime et éloquente transition, j’en arrive au sujet le plus intéressant, mon stage. Tout ce que je vais dire maintenant et ici, doit bien être compris dans le contexte précis suivant : je n’ai fait pour l’instant qu’une seule semaine de stage… Cependant, je peux d’ores et déjà affirmer qu’il se passe quelque chose d’assez extraordinaire ; l’alliance de ce que j’aime faire, lire et écrire, et de ce qu’il « faut » faire, travailler. Mon job consiste pour l’instant à parcourir des manuscrits et à donner mon avis sur le contenu, sur l’écriture, sur la qualité de la traduction, à faire des corrections de traduction et à contacter les auteurs. Dans mon bureau j’ai vu sur le Rhône, ce qui est plutôt agréable. Enfin, une maison d’édition est un endroit chaleureux dans lequel l’objet livre prend une valeur en soi, ce que je trouve formi-formi formidaaaaa-ble !...
Mon bureau
Sinon, vendredi prochain, je vais assister à une conférence de M. Vulbeau père sur le graffiti, à Arles. Ce que je trouve assez cocasse. Je lui ferai bien entendu plein de gros poutous de la part de son fils…
A bientôt !