Blog qu'il a été fait pas si moche exprès pour les copains qui partent à l'étranger. Si t'es pas un copain, ben ce blog tu t'en fous.
Mes chers amis,
Tout me raccroche à Lille, et ma soirée de samedi dernier me le prouve. Je voulais vous en conter les rebondissements, pour vous apporter divertissement, surprise, et peut-être même un peu de joie.
Samedi donc, après avoir siroté quelques Leffe 9 (nous y voilà) achetées au carrefour market de Rennes, nous nous en allons gaiement vers une soirée de l'autre côté de la ville. En arrivant, frappée par l'ambiance morne qui règne dans le salon (ah ces militants, ils se réjouissent pas de grand chose en ce moment), je commence coûte que coûte le questionnaire habituel "t'es qui, tu fais quoi, t'habites où". Devinez ce que je trouve dans le tas ! Oui ! Une jeune diplômée de notre chère (..) école. Pour ceux qui étaient là en 2A, elle faisait partie des 4A PES extreme-gaucho-contestataires-alternatifs-branleurs qui ont plus ou moins porté les actions de blocage etc. C'est vrai, c'est vrai, ça y est, sa tête me dit quelque chose.
Nous discutons quelques temps, elle n'a pas travaillé depuis la fin de son stage, et vit aujourd'hui en squat avec pour seul revenu le RSA. Rien de blamable jusque là. Et puis on reparle du blocage, je rappelle à notre bon souvenir la marche des moutons rentrant dans les salles de classes une fois la menace de report des partiels exprimée. Elle me dit, d'un ton adolescent teinté de fierté "ah ouais nous on s'en foutait on allait pas en cours on était trop cools quoi". Je me suis dis que cette jeune fille était un peu creuse et finalement pas très intéressante.
J'ai donc été dans la cuisine pour manger, et là au fil d'une discussion, je découvre qu'un jeune homme est né dans la même clinique parisienne gauchiste que moi ! Si si si ! Bon cela n'a rien à voir avec Lille, mais quand même.
Continuant gaiement la soirée après quelques verres de vin rouge bien avalés, je continue ma route vers un bar clandestin rennais, dans lequel tous les alternatifs sont venus fêter la réouverture de la maison de la grève. N'ayant dans ma poche que 50ct, mais apprenant que le bar est à prix libre (c'est fou que ce que le vol massif permet), je me dirige bon an mal an vers ce petit paradis. J'en profite pour discuter avec quelques personnes accoudées, à qui je débite mon habituel "j'habite à Nantes depuis 2 semaines, mais j'habitais à Lille avant !". On me désigne une jeune fille, prétendument ancienne lilloise. Bonheur ! wazemmes, le poste, le relax, enfin une discussion qui a du sens ! Mais ce n'est pas tout, et ce qui arrive risque de vous époustoufler. Figurez vous que ma désormais nouvelle amie (je le crois dur comme fer à ce moment là) m'apprend qu'elle vivait rue Jules Guesde. Emue, je lui demande des précisions. Et oui, oui, oui ! Dans sa description j'ai reconnu ce lieu qui a abrité fêtes, repas, pleurs, joies et rires : chez Jaja et Léa ! (J'en profite pour vous apprendre à tous (ou presque) que j'ai moi-même habité rue Jules Guesde, à Aubervilliers, et que le nom de ma grand-mère était Guevara).
A ce moment là, vous pouvez l'imaginer, j'étais au bord des larmes et de la crise cardiaque.
J'ai finalement perdu cette personne exceptionnelle (comment peut-elle ne pas l'être ?) dans les méandres de la soirée. Mais je garde un souvenir doux et heureux.
Tout ça pour dire : Lille, lillois, lilloise ; vous me manquez !
("Mais je me marre quand même bien", prochain épisode).
J'en profite aussi pour fêter à Nico une bonne arrivée en pays barbare.
Bisous à tous !