Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 20:13

 

                    

Il faut relancer ce blog.


 

http://www.tourismecantondebrionne.com/wp-content/uploads/2011/03/visite-dHArcourt-019.jpg

 

L’idée n’est pas de moi, elle émane de l’intelligence collective : preuve irréfutable que le tout est davantage que la somme des parties (il n’y a qu’à voir ma propre partie, mais je vous laisse chercher d’autres exemples), c’est le collectif qui, j’ai la faiblesse de le croire, appelle de ses vœux la résurrection de ce blog, trop tôt abandonné par nous et qui peut, tel le phénix renaissant de ses cendres, à nouveau égayer nos existences.

A dire vrai, j’ai personnellement failli à l’ambition de poster récemment quelque billet sur ce blog. Lors de mes vacances au Liban, j’ai en vain entrepris une tentative d’introspection sur ma relation à ce pays qui m’avait accueilli un an, mais pour lequel j’avais gardé une pointe d’amertume, un sentiment d’inachevé lié à mon incapacité à me sentir à l’aise là où j’étais, là où j’allais.

Sommes-nous faits pour voyager ou pour habiter ? Le poète répond sans hésiter : « L’homme est fait pour voyager ; la femme attend qu’on lui ponde un œuf ». Cette déclaration lapidaire va peut-être faire sensiblement chuter la côte de popularité de Jacques Brel dans les cœurs de certains et certaines. Elle aura probablement une résonance les prochains mois, lorsque nous battront la campagne présidentielle.

Mais vous n’ignorez pas que nous ne naissons pas tous poètes ; mais parfois paysans, les pieds bien malgré nous fixés à la glaise d’une campagne nourricière, symbole ô combien facile de la mère sur laquelle sont rivés bien des inconscients, qu’il s’agisse de ceux de mes petits camarades masculins et du mien (car vous savez tous désormais ma destination de stage).

Ainsi, à l’époque, le manque d’énergie m’avait empêché de rédiger un article cohérent. Vous pouvez souligner qu’en dépit de l’énergie consacrée, cet article ne sera pas cohérent pour autant.

Ma tentative est resté lettre morte : elle se donnait pour vague projet de tirer quelque bilan de mon année au Liban, et/ou de signaler quelque réfutation dans les faits vacanciers dudit hâtif bilan, et enfin d’expliquer par des arguments spécieux pourquoi je ne souhaitais pas faire l’effort de rechercher un stage au Liban. C’est probablement mieux ainsi que le blog n’ait pas été activé pour des considérations touristiques aussi futiles, lesquelles n’eussent intéressé que fort peu de personnes. Aujourd’hui, à l’heure où nous avons parfois l’impression erronée qu’un univers se contracte rue de Trévise avant de provoquer un nouveau Big Bang à 417,09€ mensuels, je pense qu’il y a un potentiel pour faire vivre ce blog une nouvelle fois.

Peut-être me trompe-je, mais laissez-moi quelques menues minutes supplémentaires pour lire ces quelques lignes qui, je l’espère, vous convaincront plus sûrement que ces premières phrases ampoulées.

 

Déjà, relancer ce blog, c’est une idée évoquée par Théo lors d’une promenade en forêt normande. Certes, j’en suis le seul témoin, mais suis prêt à répondre sur ma vie que cette proposition a précédé de peu la vision lointaine, au bout du champ que longeait notre chemin, d’un chasseur armé de son inséparable carabine – cette nébuleuse image de la haïssable mort nous a hanté tout le week-end, et l’idée qui jaillit en cours de promenade, en ce moment où nous rions paisiblement des affres de l’existence, ne peut être foncièrement mauvaise. Relisez la description de Rousseau des petits lapins blancs dans les Rêveries, renseignez-vous sur l’emploi du temps rigoureux d’Emmanuel Kant, lequel n’a sacrifié sa promenade quotidienne que précisément pour recevoir un portrait du précité Jean-Jacques, ou remémorez-vous la grande santé de Zarathoustra sur sa montage : constatez à quel point la marche est une activité salutaire et saluée par tous les grands philosophes tout en moquant le caractère étriqué de mes références, qui ne vont même pas jusqu’à Thoreau au-delà de l’Atlantique, et avisez par vous-mêmes ; il faut relancer ce blog.

 

Imaginez à présent le kebab dans lequel Nico et moi avons mangé ce midi, au retour de Neuilly, avant de prendre nos trains respectifs. C’est un kebab terne, vide, blanc et un peu crasseux, entre la gare du Nord et celle de l’Est, où la télévision crache indifféremment des tubes de Bob Marley ou Rihanna. Je suis certain que nous nous reverrons tous (sauf accident, et là je tiens à remercier le bon Dieu, le Roudoudou suprême, ou qui que ce soit, pour l’issue heureuse de l’accident de la route subi par Antoine et Thomas : à l’annonce de cette nouvelle, le soupir de soulagement consécutif à la consternation subite sur nos visages auparavant enthousiastes, eh bien ce soupir mes amis en dit long, et je suis heureux de pouvoir en parler en ces termes mais choisit délibérément de ne pas en dire plus) : mais nous reverrons-nous ensemble ? Nico et moi ne pouvions garder en mémoire de notre séparation suite au normand Noël le tableau quasiment surréaliste de ce kebab. Alors nous avons parlé du blog. Et là, la nourriture est arrivée (bonne en plus), le gérant est devenu souriant. Nous nous sommes quittés, indescriptiblement amusés par la réalisation du traditionnel check-lorrain dans le kebab plus vide que jamais, le gérant étant parti chercher de la monnaie dans le bistrot voisin. Croyez-moi, rien n’était moins sûr que cette issue heureuse, étant donnée notre viscérale aversion vis-à-vis de l’agitation et de la foule parisiennes, laquelle nous tourmentait énormément depuis la descente du bus 43 devant la gare du Nord ; il faut relancer ce blog.

 

D’aucuns auront peut-être le sentiment que j’exclus de mon propos les absents en Normandie : loin de moi cette idée chers amis, car je m’adresse à tous, en essayant simplement de susciter quelque réaction liée à un référentiel commun. J’aurais dû emprunter quelques passages au livre d’or de la maison, où chacun présent en 2009 avait laissé un petit mot. J’ai l’assurance que les relances de l’économie française et de ce blog passeront par chacun de nous, sans considérer l’exotisme comme un critère de pertinence de la contribution : nul doute que ceux qui resteront lillois sauront reconnaître leur rôle (et leur chance, parce que d’autres vont avoir encore plus froid et ce sera bien fait pour eux – pour moi). Ceux doutent encore de l’impérieuse nécessité de relancer ce blog sont invités à regarder Un Air de Famille en compagnie de Léa : comment concevoir un plus grand moment de bonheur ?

 

Amicalement,

 

Emile  

Par Camarade
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 17:47

Bon, d'après Google ceci est du Croate, pas forcément du Bosnien ; ça ne change probablement pas d'un dialecte à l'autre, mais je n'en sais rien. Voilà pour le préambule linguistique.

 

Un article donc juste pour vous dire que me voilà à Sarajevo pour mon stage au Centre André Malraux.

 

Pour la petite histoire :

 

" Le centre culturel André Malraux a été crée en juillet 1995. Il est situé en face du marché Markale dont le nom évoque l'un des plus sinistres épisodes de la guerre civile. Il s'inscrit dans le prolongement de la librairie-galerie française « Paris-Sarajevo » ouverte entre septembre et octobre 1994, rue du Maréchal Tito, au coeur de la vieille ville de Sarajevo, alors assiégée. Le local avait alors accueilli, malgré le danger, près de deux mille visiteurs, attirés par la mise à disposition de livres neufs, la diffusion d'oeuvres vidéo de Chris Marker et Alain Cavalier ou encore l'exposition de photographies de Gérard Rondeau.

En dépit de sa brièveté, l'expérience de la librairie a révélé les attentes d'une partie de la population bosnienne à l'égard de manifestations culturelles leur permettant de dépasser les traumatismes quotidiens et maintenir, ainsi, un lien avec le monde. Appuyé par l'association Paris-Sarajevo-Europe, fondée par Francis Bueb et soutenue par des personnalités aussi diverses que Bernard-Henri Lévy, Jane Birkin, Edgar Morin, Agnès b., Jorge Semprun, Alain Souchon ou Olivier Todd, le Centre André Malraux avait pour objectif principal, dans un pays encore en guerre au moment de son ouverture, de promouvoir la reconstruction de la vie culturelle tant à Sarajevo que sur l'ensemble du territoire." 

La réalité est moins idyllique ceci dit : des problèmes de budget, un appartement surencombré par des livres, des disques, des journaux et autres portraits de De Gaulle et Malraux en guise de bureaux, et beaucoup de décisions prises à la dernière minute (dirait-on).

Regardez, ça c'est le bureau du patron, y'a tellement de livre qu'on le voit plus, rien que de la fumée qui dépasse des livres:


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M. Chat est un pote du centre et de la ville aussi.

 

 

 

A ce sujet, nous sommes 6 stagiaires (dont 3 autres de ScPipo...) et nous allons devoir émigrer samedi prochain pour 3 semaines environ le temps d'un festival à Stolac, charmante bourgade au sud de Mostar (et donc au nord de Dubrovnik), où les rivalités entre Croates et Bosniaques sont toujours assez vives apparemment, je vous raconterais ! Et toujours à ce sujet, l'un de mes compatriotes stagiaires jusque fin juillet n'est autre que Grégoire, un étudiant de ScPipo Lyon, Erasmus cette année à Bologne... Extraits.

"- ScPo Lille... J'ai rencontré des mecs de ScPo Lille cette année, attends que j'me souvienne...

- Thomas ?

- Ouais c'est ça Thomas. Du MJS ? Très branché Europe, et tout ça. Très cultivé aussi d'ailleurs."

Etc... Quelle célébrité Tom-Tom ! Il se souvenait aussi de Philou le fêtard ceci dit !

 

 

 

Mais passons ; Sarajevo c'est aussi une ville marquée par l'Histoire :

 

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Sarajevo, 1914

 

 

 


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  Sarajevo, 1992 - 1996

 

 

 

Avec pour conséquences :

cimetiere sarajevo        photographie-sarajevo-2    

 

                                       sarajevo maisons

 

 

Mais c'est aussi une belle ville ottomane et austro-hongroise, où l'on rencontre une mosquée, une cathédrale catholique, une église orthodoxe et une synagogue sur 500 mètres. Et où l'on est réveillé par le muezzin à 4h30 (du matin)


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Bon vous avez remarqué je n'avais pas trop envie de parler, rien ne vaut le face à face pour se partager ses souvenirs et ses anecdotes, n'est-ce pas ? Et les photos n'étaient pas de moi non plus, je le confesse.

 

 

Tout ce que je peux vous dire, c'est que :  

Café, verre d'eau et petite patisserie en terrasse (près des pigeons) : 1€

250g de burek au fromage : 0,75 cts

Un paquet de cigarettes : 0,90 cts

Un (mauvais) plat de pâtes carbo en terrasse en ville : 2€

L'âme de cette ville : ça n'a pas de prix bien sûr !

 

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Par Camarade - Publié dans : Djah à Prague & Sarajevo
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 22:14

 

Pour redynamiser un peu le blog des copains, voici le récit de mes retrouvailles avec Jojo en territoire munichois !...

 

Nous avions rendez-vous le vendredi 18 juin, à la gare de Munich, sur le quai numéro 15, vers 13h, sans une pensée pour notre général bien aimé. Mais le train de Jo a eu du retard, j’ai donc attendu trois heures avant qu’elle arrive, enfin ! sur le quai 14… Bien entendu, une fois les retrouvailles consommées – yeux qui pétillent, embrassades, big hug, bisous bisous, gros câlins, kiss, Grüsse…etc – ce sont des bières que nous sommes allées consommer. Le centre-ville était en émoi. L’Allemagne jouait contre la Serbie, et a perdu. Il a plu tout le week-end mais rien n’aurait pu nous atteindre. Après trois pintes, rien dans le ventre, beaucoup de rires et de passages aux toilettes, nous avons retrouvé Gregory, l’Allemand chez qui nous avons passé les deux nuits. Nous avons été très bien reçues, soit dit en passant : pensons couch surfing les mecs…

 

Je ne vais pas vous raconter chaque minute de tous ces merveilleux moments : bourrées à 18h, vol de carotte chez Galeria, concert des Yeux sous la pluie, rencontres multiples, nuit blanche…etc Ca serait un peu long et sûrement pas très intéressant…

 

Je résumerais simplement le week-end en deux mots : bière et parlotte. Je ne pensais pas qu’il était possible d’avoir un débit de paroles aussi élevé. Et encore, nous n’avons même pas eu le temps de refaire le monde…

 

La suite en images…

 

Munich-juin-2010-005.jpgPremières bières...

 

Munich juin 2010 013heu... 

 

Munich juin 2010 016Le grosse Früstück de samedi midi

 

Munich juin 2010 018Concert des Yeux le samedi soir

(http://www.myspace.com/lesyeuxdelatete)

 

Munich juin 2010 019Jojo qui est "contente"...

 

 

BONUS

 

Mam et Sa à Leipzig, avril 2010 019

Vitrine d'une boutique de fringues dans Leipzig, parce que Le Monde, ça fait "chic"...

Mam et Sa à Leipzig, avril 2010 020

 

 

Vitrine opticien Leipzig 2 (1)Autre vitrine dans Leipzig, cette fois-ci d'un opticien,

parce que.... bah c'est un peu moins chic

mais tellement drôle ;-)

 

Voilà, ça fait longtemps que ces photos traînent sur mon ordi et je tenais à vous en faire part...

 

A bientôt les p'tits loups !

 



 


Par Julie - Publié dans : Julie à Berlin, puis à Paris
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 22:32

 

 

 

Salut les copains !!

 

A deux semaines et demi de la fin, serait-il temps pour un bilan ? Boôof. Non.

 

A vrai dire, je voulais juste vous montrer quelques photos des endroits où j'ai été depuis Noël. Parce que les Américains sont peut être gros, stupides, capitalistes et gros (oui c'est fait epxrès), mais au niveau paysage, ils s'y connaissent. Vous me direz, n'est-ce pas plutôt Mère Nature qu'il faut remercier ? Evidemment, mais Mère Nature se serait faite violée dans tous les sens si certains étazuniens un poil plus avancés que les autres n'avaient pas eu la bonne idée de protéger ces sites, à commencer par le Yellowstone National Park dès 1872, ce qui fait des Etats-Unis le premier Etat du monde à avoir officialisé un parc nattional. (Merci Wiki)   

Encore mieux, la Yosemite Valley fut le premier site à être protégé par le congrès, en 1864, sans avoir le statut officiel de parc national. Et vraiment, du fond du coeur je remercie ce cher vieux Lincoln, parce que à la vue des paysages du Yosemite National Parc, je me suis sentie fondre à l'intérieur. J'ai cru que j'allais pleurer.

 

Allez, ouvrez grand les yeux, frottez vous les mains ; et j'espère que cela ne fera qu'attiser votre fièvre de voyage, comme tous vos articles et photos ont attisé la mienne.

 

 

Commençons par la Colombie. Bon d'accord, c'est pas très logique après une introduction pareille, mais je pouvais pas laisser ma chère seconde patrie de côté.

 

ça, c'est dans la vallée de Cocora. Seul endroit où j'ai vu ces grands grands palmiers appelé dans la langue locale (autrement dit l'espagnol ahahah) palma de cera del Quindío. C'était vraiment très beau.

 

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Allez, une autre pour la route.

 

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A noter que pour aller dans ce coin là, il faut prendre une jeep qui part la place du marché de Salento. Toutefois au retour, toutes les jeeps étaient pleines... Nous avons donc du, avec Maud, faire le retour sur le toit de la jeep.

" Heu... no es peligroso ?" "no,no" Mon cul ouais. C'était cool quand même, malgré les moucherons.

 

Là, toujours la Colombie, mais Tanganga, côte Caraïbes. Le rendez-vous des voyageurs fêtards.Très sympa mais quand même un peu beaucoup touristique... C'est marrant parce que sur cette plage on a croisé des français qu'on a recroisé ensuite quand on s'est retrouvé à l'entrée du Parc Tayrona 5 minutes après la fermeture et qu'on a du aller chercher un endroit pour dormir et que finalement on s'est retrouvé.... hum, on se racontera ça autour d'une bonne bière.

 

 

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Retour aux Etats-Unis !! C'était quand même le but de l'article...

En fait c'est un léger retour chronologique vu que les prochaines photos que vous allez enjoyez datent de décembre, quand ma famille était dans le coin.

 

Là, Sequoia National Park et mer de nuage.

 

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Un sequoia (géant). Oui, c'est ma cousine et moi les deux trucs attachés tout en bas de l'arbre. Non, la cime de l'arbre n'est pas juste au-dessus de la photo. Bref, un gros arbre.

Je sais plus si c'est celui là, mais le plus gros qu'on a vu il faut 17 personnes pour pouvoir en faire le tour avec des bras. (Vous voyez ce que je veux dire ?)

 

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Continuons. On passe directement à fin mars - début avril.

Bon vous vous imaginez bien, j'ai pas passé mon spring break à faire la bringue en Floride.

J'ai fait la bringue en Arizona. (Et au Nouveau-Mexique, mais c'est moche là bas)

Là, c'est Sedona au sud de Flagstaff (Flagstaff une ville charmante d'ailleurs). Je trouve que les photos rendent vraiment pas compte de la beauté du site. Vous en pensez quoi ?

 

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CI-dessous, moi (en espérant que vous m'avez reconnu) et ma camarade de route Laura et notre cher hôte Roman.

Ce cher garçon nous a servi de guide. En rentrant on a fait la sieste dans son lit pendant 5 heures alors qu'il était au travail. Good guy.

 

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Alors maintenant, je vais envoyer du lourd. Du très Lourd.

Grand Canyon. Yeah Man.

 

 

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Evidemment, la photo rend rien par rapport au vrai ressenti. Je me suis jamais sentie aussi petite.

 

 

Let's keep going though !

 

Suivent Tom et Hugo dans la région du Big Sur, à 2 heures de San José vers le sud. Quand on suit la highway 1, qui longe la côte de San Francisco à Los Angeles, c'est ravissement sur ravissement. Magnifique, surtout une heure avant le coucher du soleil.

La on se baladait. J'étais un peu plus loin derrière, c'est pour qu'on me voit pas !

 

 

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Nos pieds méritent bien un petit bain dans l'eau froide après cette une longue marche.

 

 

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Bon j'imagine bien que vous devez commencez à en avoir marre ; mais c'est presque terminé, je vous promets !!

Y'a une semaine, j'ai été à ce fameux Yosemite National Park. On a grimpé, grimpé, grimpé pendant plusieurs heures.

En fait on est partis de là :

 

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Et puis on est passés par là :

 

 

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Pour terminer environ par là :

 

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En gros là je suis tout en haut de la cascade. Inutile de vous dire que à ce stade j'étais assez crevée, mais que diable, qu'est ce que j'étais heureuse !!! On a continué un peu pour retrouver les garçons qui nous avaient pas mal devancés, et la descente fut rude. Mais encore une fois, quel bonheur...

 

 

 

Voilà !!! C'est fini les copains. J'espère que c'était au moins on peut intéressant, et que ça vous donne envie de sauter dans un avion pour venir me voir pour mes derniers jours chez les capitalistes ! Je rentre donc le 10 juin 2010, et je suis terriblement pressée de vous revoir tous. En attendant je m'en vais posser mes derniers exams... Ou trouver un autre truc fun à faire avant de m'y mettre sérieusement.

 

Une dernière photo pour la route :)

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Par Camarade - Publié dans : Johanna à Nantes
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 21:18

Ceci est — apparemment — un proverbe tchèque. Il me semble parfait pour illustrer mon propos. Avant toute chose, sachez que je devrais être en train de travailler. Mais vous savez ce que c'est, en Erasmus tout se perd ! Bref, la grosse flemme quoi. La même qu'à Turin, la même qu'à Shanghaï.

Mon propos du jour sera politique. Enfin' je vais parler de la politique en République Tchèque disons. C'est pas triste, au vu de mon regard lointain d'étudiant, insoucieux de l'avenir de son voisin mangeur de Gulaš. 

 

Je vais essayer de vous résumer la situation actuelle pour commencer (ce ne sera point chose facile mais merci Wiki).

 

1) Il ne fait plus bon être communiste :

 

 

En 1996, le ČSSD (Sociaux-démocrates) a signé une Charte lui interdisant toute alliane avec les communistes du KČSM. En 2006, le Gouvernement fait interdire l'Union de la Jeunesse Communiste en raison de sa volonté "d'éliminer la propriété individuelle des moyens de production". 

En résumé, les communistes sont des parias et ne sont les alliés de personne.

 

2) Que des coalitions bancales et une situation instable :

 

 

Avant 2006 nous rappelle Wikipedia, le pays était dirigé par une coalition du ČSSD, du KDU-ČSU (des chrétiens démocrates) et de l'US-DEU, des libéraux. Une coalition pour le moins hétéroclite forte de 101 sièges sur... 200.

 

En octobre 2006, les élections donnent 100 sièges au ČSSD et aux communistes, et donc si vous suivez bien 100 sièges pour cette fois l'ODS (les libéraux conservateurs), le KDU-ČSU et... les Verts.. Ouais, les Verts ! La Tchéquie était (est ?) alors le premier pays ex-communiste à voir les Verts entrer au Parlement. Bref, encore une coalition bancale qui en octobre 2006 ne reçoit pas la confiance des députés.. Démission et renommation s'ensuivent jusqu'à ce que la coalition l'emporte 100 voix contre 100.. Le chef de l'ODS Mirek Topolanek devient Premier Ministre.

 

Mais cela semble bien facile vous ne trouvez pas ? Alors en mars 2009, pendant la Présidence Tchèque de l'UE et de son très enthousiaste Président Vaclav Klaus, le Gouvernement est censuré par le Parlement 101 voix contre 99 ! Pas mal hein ?

 

Les Tchèques, très pressés par le calendrier européen mettent alors en place un gouvernement provisoire.. au bout d'un mois ! Premier Ministre : Jan Fisher, un ancien membre du PC Tchécoslovaque. Comme quoi... Gouvernement provisoire de coalition qui a réussi à perdre le soutien des Verts dernièrement. Les élections législatives pour remplacer ce gouvernement Fisher prévues en Octobre 2009 vont avoir lieu.. les 28 et 29 mai prochains ! Je vous l'avais bien dit, faut pas bousculer les Tchèques ! 

 

Bref, et c'est le propos de mon article, ces élections et sa déferlante d'affiches, que j'imagine ô combien enthousiasmantes pour le Tchèque de la rue.

 

 

Tour d'horizon en image :

 

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Voici Jiři Paroubek, leader des sociaux-démocrates du ČSSD. Il a une vilaine verrue sur la joue gauche. Bein on défigure pas la gauche comme ça non mais oh !

 

 

 

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Le leader de l'ODS (les cons vous savez) Petr Nečas.

 

 

 

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Eh oui, parce que l'ancien Premier Ministre et leader du parti Mirek Topolanek a dû démissionner après des propos quelque peu désobligeants selon ses pairs lors d'une séance photo pour le Têtu local.

 

« L'Eglise a accédé au pouvoir au moyen de l'abêtissement des masses, oui, c'est au moyen du lavage total de cerveaux qu'elle s'est accaparé des gens et de leurs esprits. Elle a utilisé le christianisme en tant qu'outil de pouvoir… »

 

Invité à s'exprimer sur la question de l'homosexualité, Topolanek a confirmé l'existence d'un couple homo qui avait été révélée quelques semaines auparavant par le syndicaliste Jaromir Dusek : l'union entre Jan Novak, chef du secrétariat du gouvernement, et Gustav Slamecka, ministre des Transports.

Et il est allé jusqu'à avouer qu'il empruntait leur appartement :

« Par exemple, mon ami Gustav Slamecka vit avec Jan [Novak]. Et lorsque je n'avais pas encore où aller avec Lucie [son actuelle compagne , ndlr], on empruntait leur appartement et, des fois, on se sentait un peu bizarre. »

 

Avant d'ajouter quelques généralités explosives sur la nature des homosexuels et des juifs :

« Gustav Slamecka, quand il y a un problème, lui, en tant que ministre, il recule. Et ce Fischer [le Premier ministre, ndlr], c'est un juif, ce n'est pas un gay, mais lui il recule encore davantage. »

 

J'avoue être assez d'accord concernant l'Eglise, évidemment ;-) .

 

 

 

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Lui c'est le trublion nouveau venu, Karl Schwarzenberg, chef de la Maison princière du même nom. Il vous fait pas penser à quelqu'un avec sa pipe ? bref, cet ancien ministre des Affaires Etrangères est lui aussi à droite (malgré son pull rouge, hein Julie) et pourrait faire une percée avec son parti TOP 09 ("Tradition, responsabilité, prospérité").

 

En me renseignant, je viens à l'instant de tomber sur ça dans Wikipedia : "List of political parties by country" avec en sommaire intéractif Top * 0-9 * A * B * C, etc. C'est marrant ça !

 

 

D'ailleurs, d'après un sondage chez les "jeunes", vous savez cette classe sociale homogène tant décriée, l'ODS et TOP 09 sont en tête des sympathies politiques. Quelle jeunesse !

 

Voilà pour les principaux intervenants. Mais revenons-en à la campagne. J'ai un petit faible pour cette affiche prônant la transparence politique :

 

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Et le pays en a bien besoin à en croire cette information :

" Cette affaire n’est pas le premier scandale qui touche le député ČSSD : auparavant, il avait également été accusé d’avoir joué de son influence personnelle pour faire approuver à la chambre basse une subvention de 25 millions de couronnes pour la construction d’un centre sportif à but non lucratif dans la région de Harrachov. L’argent aurait finalement été utilisé pour la construction d’un hôtel de luxe, et il serait actuellement en vente pour 120 millions de couronnes. "

 

 

Mais continuons ce tour d'horizon par ces affiches qui ont amené le proverbe du début :

 

 

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Cette photo du leader social-démocrate est diffusée par les sympathisants de la droite ODS. 

 

 

 

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Avez-vous reconnu qui se cachaient sur la photo originale ?

 

 

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Celles-ci sont encore mieux, puis c'est l'ODS lui-même qui est à l'origine de ces photos, publiées en une d'un "magazine". Bel esprit non ?

 

Ils sont même à l'origine d'un site internet ("CSSD contre vous") faisant "campagne" sous ses propres couleurs en faisant passer ce pauvre Paroubek pour le diable.

 

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Vous noterez en quoi le haček (=ĎČĚŠŽŘŇ) s'est transformé.

 

 

 

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Et ici, les affiches de la rue. L'ODS est le seul parti à agir de la sorte, je me demande si ce sera gagnant. Malheureusement peut-être bien.

 

 

Quoi qu'il en soit, je serais intéressé par savoir si les pays où ce genre de campagnes diffamantes dites "comparatives" sont autorisées connaissent des "désenchantements" populaires de leur classe politique encore plus fort qu'ailleurs. Je sais pas si cette phrase est bien compréhensible.

 

 

 

SInon, hors-concours et pour finir en beauté sur la présentation de la scène hard-politik tchèque, voici ce que l'on a pu voir lors d'un spot télé du Parti National (NS) en 2009 :

"La solution finale de la question tzigane proposé par le Parti National est un mode d'emploi pour tous les états européens."

 

Bien à vous.

 

Par Camarade - Publié dans : Djah à Prague & Sarajevo
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Meuuuuugnouuuurffgll

SHAZAAAMM !

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